Le transport fluvial et le trafic

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Evolution du trafic fluvial entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine (2001-2010)

(en millions de tonnes-kilomètres) Total Arrivée Départ
2001 104 8.3 95.7
2006 226.8 36.5 190.3
2010 349.2 29.3 319.9

Le transport fluvial connaît un essor remarquable depuis une quinzaine d’années, porté par le développement de la conteneurisation, et par une diversification des marchandises transportées.

Entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine, le trafic fluvial se caractérise par une prédominance des produits de la filière agricole et des granulats, qui représentaient 90% des flux en 2010. La part des conteneurs s’élève à 4% des marchandises manutentionnées, le reste se répartissant entre les déchargements de combustibles et de minerais.

La filière agricole

Dans le périmètre du projet, le tissu économique est fortement marqué par les cultures céréalières et oléagineuses et la présence de grands acteurs agro-industriels tels que Soufflet, Nouricia, etc. Cette filière dynamique a tiré la croissance du trafic fluvial ces dernières années. En t-km, les flux de la filière ont été multipliés par 3,1 en 10 ans. Tout en conservant une croissance soutenue (+ 49%) leur rythme s’est atténué, à la différence des granulats.

Le potentiel de croissance du trafic fluvial entre Bray et Nogent

Le transport de marchandises sur la Petite Seine pourrait bénéficier d’un potentiel de croissance important, avec le  projet Bray-Nogent. Le développement des territoires ouvre des perspectives de croissance pour le trafic fluvial d’autant que la réalisation de la mise à grand gabarit serait source de développement pour la Seine-et-Marne et l’Aube.

La réduction des coûts de transport et les nouvelles possibilités d’acheminement par conteneurs contribueraient à l’implantation de nouvelles activités industrielles sur les ports de la Petite Seine et permettraient la création d’emplois au niveau local.

Les granulats

Les granulats étant une marchandise à faible valeur (5 à 15 euros la tonne), le coût du transport a un impact très fort sur le prix final du produit et sur la compétitivité de l’offre. Le transport fluvial offre un coût avantageux du fait de l’accessibilité par la voie d’eau des zones d’extraction. Entre 2006 et 2010, le trafic de granulat s’est fortement développé (multiplié par 4.4) par l’implantation de nouvelles carrières. 90% de ces granulats sont destinés au marché francilien, composants de base pour le bâtiment et les travaux publics. L’Île-de-France en consomme 30 millions de tonnes par an environ depuis 2003.

La conteneurisation

Les conteneurs, chargés pour moitié de produits de la filière agricole et pour moitié de produits manufacturés, ont représenté 4% du trafic fluvial entre Bray et Nogent en 2010. Cette part est bien inférieure à celle qu’ils occupent dans le trafic du bassin de la Seine (9%) et au niveau national (9.7%) en 2010. L’inadéquation du canal de Beaulieu au transport des conteneurs explique notamment cette situation.